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Les partitions de la partie de batterie sur le morceau de Neil Young "Old Man", tiré de l'album Harvest (1971)

Jouer Old Man de Neil Young à la batterie

Ô joie, j’ai fait ce soir ma première « cover » à la batterie ! Alors certes, ce n’est pas le morceau le plus compliqué qu’on puisse trouver (loin de là) mais il y a un début à tout. Et tant qu’à faire, autant commencer par un morceau de batterie facile, non ? Si vous ne connaissez pas, « Old Man » est un morceau de Neil Young, tiré du mythique album Harvest (1971). Voici ce que ça donne :

J’adore ce morceau, et c’est en cherchant les partitions exactes pour la guitare que je suis tombé sur celles pour la batterie. Même en tant que débutant à la batterie, il est probable que j’aurais pu faire le relevé à l’oreille tant il est simple mais, tant qu’à faire, autant avoir les partitions exactes aussi pour cet instrument.

Structure du morceau

Au niveau de la batterie, il y a en tout et pour tout 5 rythmes différents – et encore, c’est vraiment si on veut vraiment couper les cheveux en quatre. En vérité, il y en a deux principaux : celui sur les couplets et pré-refrains et celui sur le refrain. Le troisième rythme est celui de la dernière mesure du pré-refrain. Le quatrième est la variation sur le dernier temps de deux mesures du deuxième couplet, et le cinquième de ces rythmes est le coup de cymbale de la fin !

Couplet

Le rythme du couplet est constitué d’une alternance entre la grosse caisse et la caisse claire. La grosse caisse joue le premier temps et le contretemps qui suit, puis le troisième temps et le contretemps suivant. La caisse claire se place classiquement sur les temps 2 et 4. Cette base rythmique s’étend sur toute la partie de batterie du morceau, ce qui lui donne sa lenteur lancinante. Voici à quoi ressemble la partition :

Partition batterie du couplet d'Old Man de Neil (album Harvest)

Pré-refrain

Le pré-refrain continue sur le même rythme, sans aucune cymbale, jusqu’au dernier temps de sa dernière mesure. Sur cette dernière mesure, il y a en effet un coup de cymbale doublé de la grosse caisse qui est donné sur le deuxième quart de temps (autrement dit, l’intervalle entre le temps et le contretemps, ce qui donne à la note une durée d’une croche et demi). Ce schéma sera repris ensuite sur le refrain. Voici la partition :

Le pré-refrain d'Old Man de Neil Young (album : Harvest) à la batterie

Refrain

Le refrain reprend exactement le même rythme que celui noté ci-dessus, à la seule différence de la présence de la ride 7 temps sur 8. Voici la partition :

Le refrain à la batterie sur le morceau Old Man tiré de l'album Harvest de Neil Young

Variation sur le deuxième couplet

Sur le deuxième couplet, on note une petite variation sur les phrases 2 et 4. En effet, un coup de caisse claire est joué sur le dernier contretemps. Voici la partition :

Partition pour la batterie des phrases 2 et 4 du deuxième couplet d'Old Man, tiré de l'album Harvest de Neil Young

Coup de cymbale 😉

Et pour finir, ultime variation (si on ne compte pas les mesures où la batterie ne joue pas – faut pas non plus pousser, hein !), le coup de cymbale sur le premier temps de la toute dernière mesure du morceau. On notera qu’elle résonne durant un temps, ce qui implique en toute logique de stopper le son. Voici la partition :

Le coup de cymbale à la fin du morceau Old Man de Neil Young (album : Harvest)

Ce que permet de travailler ce morceau

J’aime beaucoup ce morceau, que je chante et joue aussi à la guitare. La partie de batterie n’est certes pas compliquée mais l’apprendre m’a permis de travailler plusieurs choses. Les réflexions ci-dessous n’engagent que moi mais si vous voulez me faire part de vos idées sur ces points, elles sont bien sûr plus que bienvenues.

Tout d’abord à essayer d’être un maximum dans le temps : le morceau est lent (71 bpm) et cela permet d’entendre bien distinctement chaque note. Mais si on joue à côté du temps, on va entendre le « Poum poum tchak » se dédoubler (enfin, surtout la caisse claire). Quand on entend une seule batterie, c’est que les frappes sont bien placées et ça c’est kiffant.

Ensuite, à essayer de bien interpréter le morceau : la partition est simple, encore une fois, mais il n’empêche qu’il y a forcément une certaine part d’interprétation. Ce n’est pas – du moins, c’est comme ça que je le ressens – le même feeling tout du long : en particulier, le pré-refrain (plus énervé) et le post-refrain (plus « calme après la tempête ») qui jouent pourtant pratiquement la même chose. Idem, j’entends le deuxième coup de caisse claire sur le deuxième couplet un poil de cul en avance sur le contretemps, ce qui le rend plus péchu, un peu plus « putain de fuck quoi, life is tough! » – et ce en accord avec les paroles à ces moments-là.

Ceci étant, je dois préciser que je joue sur une batterie électronique (je branche mon ordinateur sur le module et lance la vidéo ci-dessus). Les nuances dans le jeu sont donc plus difficilement reproduites.

Voilà, c’est tout pour ce très beau morceau de Neil Young. Bonne batterie à vous ! 🙂